Pour bien vieillir, il faut apprendre très tôt à rester jeune !

Notre espérance de vie tend à se prolonger, il devient nécessaire de préparer et ménager notre corps afin qu’il puisse supporter longtemps le vieillissement.

Tout au long de l’existence, la pratique d’une activité physique ou sportive régulière permet de s’initier à des valeurs déterminantes pour le comportement de l’individu (persévérance, tolérance, respect et maîtrise de soi) et de se garantir une fin de vie la plus heureuse possible.

Prendre conscience que la pratique d’une activité physique est un élément décisif devient indispensable de nos jours.

MOBILISER LES ARTICULATIONS POUR MIEUX LES PROTEGER

L'inactivité raidit et fragilise les tendons, les ligaments, les os et les articulations. De plus, lorsqu'on ne fait pas travailler les muscles, ils s'atrophient. Or, ce sont de précieux amortisseurs. A chaque pas, l'attaque du talon sur le sol correspond à un impact équivalent au poids de notre corps, qui se répercute tout au long de notre squelette. Quand on court, cet impact est multiplié par 3 à 5 fois le poids du corps, selon la nature du terrain, la vitesse... Si les muscles ne l’atténuent pas, ce sont les cartilages qui trinquent et l’arthrose qui s’installe. Lorsqu’on souffre du dos ou des genoux, le sport n’est donc pas proscrit, bien au contraire. Le lombalgique doit se bouger le plus possible, il n’a aucun interdit sportif ! Des chercheurs lui préconisent même la course à pied qui avait autrefois la réputation de tasser les disques et d’accélérer leur dégénérescence. Sur un sol meuble, la pression intradiscale du coureur (la pression à l’intérieur du disque intervertébral, celui qui est considéré comme un amortisseur et un répartiteur de pressions) serait 3 fois moindre qu’en position assise (en voiture par exemple). Se mettre à courir, y aller progressivement, pour ne pas outrepasser les capacités des muscles chargés de l’amortissement, des chocs et du soutien de la colonne, aurait aussi pour effet d’atténuer la douleur.  Aucun anti-inflammatoire n’est aussi efficace qu’un petit jogging !

REGULER LA VARIATION DE LA GLYCEMIE ET LE STOCKAGE (SUCRE DANS LE SANG

Le diabète se caractérise par un excès de sucre dans le sang et une insuffisance, par le pancréas, de sécrétion d’insuline, une hormone nécessaire à la distribution du glucose. L’activité, en permettant à la cellule de mieux fonctionner, favorise la pénétration du glucose, diminuant ainsi l’excès de sucre dans le sang et les besoins en insuline. De ce fait, les personnes diabétiques qui font du sport, et ceux, quel qu’elles soient, prennent moins de médicaments que les « inactifs ».

CONTRÔLER LA TENSION ARTERIELLE

Des tests ont montré que le jogging provoque une baisse de la tension artérielle, qui dure de 4 à 10 heures après l’effort, selon la distance parcourue et la fréquence des entraînements. Pratiquer une activité sportive induit une dilatation des vaisseaux sanguins : le tuyau étant plus large, le flux sanguin est facilité avec un débit plus important. Entretenant l’élasticité de la paroi des artères, le sport aurait aussi une influence sur la fluidité du sang. Des études américaines tendent à prouver qu’il protège de la formation de caillots en diminuant les éléments qui les constituent, et en augmentant la capacité de l’organisme à les dissoudre spontanément.

OPTIMISER L’UTILISATION DES GRAISSES

Si un effort bref et intense fait essentiellement appel au sucre sous forme de glycogènes, en revanche, au cours d’une activité physique d’intensité moyenne (jogging, vélo, natation, golf,…), l’organisme puise son énergie dans ses réserves de graisse. Diverses études attestent alors de la diminution des triglycérides et du mauvais cholestérol, parallèlement à une hausse du bon cholestérol dans le sang.